DOMINICAINS
NICE, COTE D'AZUR, CORSE
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Frère Philippe Devoucoux
Frère André Poncet
Frère Albert Enard
Frère Marie-Joseph Stève
L'église du couvent

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Un peu d’histoire... Dès 1234, des frères dominicains venus d’Avignon fondent à Nice un couvent aux portes de la vieille ville, à l’emplacement de l’actuel palais de justice. La place du palais de justice est encore connue aujourd’hui sous le nom de place Saint-Dominique.

Au XVème siècle, le couvent ouvre une Ecole de théologie qui dispose d’une bibliothèque bien fournie.

En 1792, les troupes françaises entrent à Nice et dispersent les commnautés religieuses. Après divers usages, église et couvent dominicains sont détruits vers 1880. Seule la sacristie est épargnée : décorée de portraits de saints dominicains, elle devient la sacristie de la cathédrale Sainte-Réparate.

C’est en 1939 que Mgr Rémond, évêque de Nice, rappelle les frères et leur confie l’église des Minimes, connue dès 1838 sous le nom de “paroisse Saint-Dominique”.

L’église est un bel exemple de l’architecture baroque piémontaise du XVIIIème siècle. Sa construction s'est étalée de 1733 (pose de la première pierre le 21 décembre 1733) à 1773 (achèvement de la façade). Ce fut à l'initative des frères Minimes, vraisemblablement sous la direction de Bernardo Vittone. Selon le Dr. Albin de Cigala, la bénédiction solennelle de l'église "achevée" aurait eu lieu le 30 septembre 1750.

La façade est probablement l’oeuvre de Pietro Bonvicini. Elle se distingue par ses motifs d’architecture à rocaille. Au-dessus du portail et sous le fronton, un médaillon et une gloire portent la devise des Minimes: “Charitas” (“Charité”). Elle a été restaurée en 2004. D’autres travaux sont envisagés...

En entrant on trouve un long vaisseau de 33m, aux extrémités parfaitement symétriques.

A droite en entrant, dans la première chapelle, un tableau, sans doute le plus remarquable de l’église, dans le style de Van Loo (Nice, 1705 - Paris, 1765). Il évoque, dans sa partie haute, la dernière communion de S. Benoît, et dans sa partie basse, la communion du doge Amiconi au milieu de ses conseillers.

A gauche, à mi-hauteur de la nef, une sculpture de S. Dominique signée Henri Blattes (Nice, 1949) et, dans la deuxième chapelle ou “chapelle du Rosaire”, une Madone en bois du XVIIIème siècle, encadrée d’un tableau de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth à gauche et d’un tableau de l’Annonciation à droite. Les stalles et la chaire sont de l’époque Restauration.

Au-dessus du maître-autel, un grand tableau représente le Triomphe de S. François-de-Paule (1416-1507), fondateur de l’Ordre des Minimes. De part et d’autre, quatre scènes tirées de la vie de S. Dominique, par Olivotto Gastaldi (1934) : Dominique rend la vie à un jeune homme, il reçoit le Rosaire des mains de la Vierge, le ciel lui fournit un denier pour payer son passage, les apôtres Pierre et Paul lui remettent le bâton de pasteur et le livre des Ecritures sur les paroles : “Va et prêche!”


L'église décrite dans un ancien guide de Nice (édité en 1900).

Pour en savoir plus sur le Vieux-Nice : et sur l'église Saint François de Paule
.
Un des derniers curés de Saint François de Paule, le chanoine Ludovic Matteudi (1881-1939).

La vie de saint François de Paule.
Pour d'autres renseignements sur Nice et son histoire.

 

 



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